Démocraties providentielles, impossible laïcité,messianisme politique.
Tels sont aujourd'hui les trois axes de réflexion à mener avant d'aboutir à une analyse théorique des "pratiques et cultures politiques de Madagascar postcolonial". Forcer est de constater que les dirigeants de tous les régimes et de tous les niveaux ont tout fait pour que les intellectuels soit en marge des vrais débats sur la société malgache contemporaine, soit ils sont commis au service d'une idéologie, d'un régime ou encore par souci d'élaborer une gestion de carrière ou tout simplement ils se font discrets volontairement. Une rupture épistémologique.
L'on ne s'étonne guère de voir tout processus de rationalisation de la vie publique et politique malgaches mis en œuvre s'avère infaisable à long terme. Car le malgache contemporain est spontané. En effet, la politique se définit comme un pouvoir de l'éphémère, un pouvoir dont la communication politique se résume en une action-tape- à-l'œil... Actuellement, Madagascar se trouve le sujet de convoitise aux enjeux géostratégiques entre les grandes puissances du nord. Quelles leçons de démocratie pourraient-on appliquer à cette jeune nation qui se laisse naïvement bernée par les discours en quête de sympathie ou de suffrage électoral.
Le malgache, comme à son habitude, il écoute. Puis, il compte bien consulter celui qui savait mieux. Jour après jour, il revient et va discuter sans doute ce qu'il va en gagner. La démarche pour un réel "TENIERANA" demande patience.
madagascar,culture malgache,anthropologie et recherches en anthropologie , jeunes chercheurs, acteurs culturels, coopération interculturelle, institution universitaire.
lundi 8 février 2010
samedi 16 janvier 2010
DE LA REALITE DU DOUBLE A LA NOUVELLE MEDIATION SOCIORELIGIEUSE : POUR UN OBSERVATOIRE NATIONAL DES MOUVEMENTS DES IDEES
L'effervescence religieuse mérite réflexion. Une recherche faite entre 2007-2008 a recommandé la mise en place d'un observatoire national des mouvements des idées surtout en matière de religion et d'appartenance ethnique. Loin de réprimer tout attachement à l'idée de diversité culturelle ou de métissage, une balise juridique en la matière est plus qu'urgent surtout dans un pays souvent rongé par des vagues de crises. Des crises polymorphes. Madagascar est un pays de croyants. Les marchands de saluts poussent ici et là. De l'ancestralisme faussement promu par les documentaires au ton exotique à une conversion chrétienne massive douteuse. Tous participent au naufrage de ce pays pour mieux prêcher le salut. Mais à chaque religion son salut. "On ira tous au paradis", ironise certain. La question n'est point d'appartenir à telle ou telle religion. Les humains ont réussi à dénaturer l'essence de ce qu'est la tolérance ou le respect. Ainsi, les religions sont devenues des armes. Toutes de plus en plus agressives. Chacun délimite son territoire à la manière des animaux sauvages en liberté. La loi du plus fort fait-elle partie des religions. Des " hetsiky ny mpitondra fivavahana" versus " fikambanan'ny mpitory filazantsara", reconnue comme " la jeune assemblée ou fiangonana zandriny". La rivalité mimétique persiste.
jeudi 7 janvier 2010
Inscription à :
Articles (Atom)